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Trois questions à Anne-Gaëlle Balpe

Quand Samuel, élève de 6e, vole le carnet d’un écrivain, il ne se doute pas que sa vie va changer pour toujours… Anne-Gaëlle Balpe signe Comment je vais devenir écrivain (si tout va bien), un roman immersif, plein d’humour, sur le plaisir d’écrire, en même temps qu’un guide d’écriture pédagogique.

Dans Comment je vais devenir écrivain (si tout va bien), vous dites que l’imagination est un muscle et que l’écriture est comme une promenade. Que voulez-vous dire par là ?

Que l’imagination, ça se travaille ! Il faut s’en servir, tous les jours, comme un sportif se sert de ses muscles. En cela, le sport et l’écriture sont assez proches : on a tous la capacité à devenir sportif, la différence entre ceux qui le deviennent et les autres, c’est la volonté d’y arriver et l’entraînement. C’est la même chose pour l’écriture (après, pour le succès, il y a bien d’autres facteurs, dont une grosse part de hasard !).

Ensuite, oui, l’écriture peut être une promenade, ou une randonnée. Quand on écrit, on se balade (dans sa tête), on avance, on fait des pauses, on rêvasse, on prend le « chemin » qui nous plaît le plus. La randonnée, elle, est plus longue, plus planifiée, aussi, même si les surprises et les impasses peuvent survenir malgré tout. On peut écrire sans connaître la fin, se promener un peu au hasard de ses idées, ou bien écrire avec un départ et une arrivée définie depuis le début. En revanche, promenade ne signifie pas « sans effort », car écrire, c’est épuisant !

Comment je vais devenir écrivain (si tout va bien) est avant tout un roman dans lequel on rigole. Où trouvez-vous vos sources d’inspiration humoristiques ? Comment être sûre que vous ferez rire vos lecteurs ?

J’ai plein de sources d’inspiration : les enfants et les ados que je rencontre, les films, les séries, les livres, les expositions, les chansons, les dialogues entendus dans la rue… Mais pour ce livre, et notamment pour l’humour, je me suis beaucoup inspirée de ce que m’ont raconté mes enfants lorsqu’ils étaient au collège. Je les ai d’ailleurs remerciés en fin de livre, car certaines scènes du roman sont directement inspirées de leurs expériences (comme celle de la remplaçante qui se retrouve face à des prénoms totalement loufoques) !

Je ne suis jamais sûre que mon humour fera mouche. Mais quand on écrit, c’est d’abord pour soi. Je suis la première lectrice de mes livres, donc j’écris ce qui me plaît, ce qui me fait rire. Et si ça fait rire mes lecteurs, tant mieux, puisque c’est à eux que je confie mon histoire et mes personnages lorsque le roman paraît.

Un petit mot pour les enfants qui veulent devenir écrivains ?

Un « petit mot », c’est difficile ! Il y aurait beaucoup à dire, c’est d’ailleurs un peu le propos du livre. Mais ce que je peux leur conseiller, c’est d’abord : lisez, beaucoup, écrivez et amusez-vous, essayez d’écrire des tas de choses différentes, poésie, textes courts, théâtre, du drôle, du moins drôle, à la première personne, au passé… et surtout… patience ! L’écriture (et le métier d’écrivain) demande du temps, il faut beaucoup d’essais et beaucoup d’impasses avant de savoir ce que l’on veut écrire.  En fait, je crois que cet « entrainement » ne se termine jamais vraiment, même après des dizaines de livres édités.

Spécial Enseignants : téléchargez la fiche pédagogique du roman Comment je vais devenir écrivain (si tout va bien).