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Pour Bernard Friot, il faut « démocratiser la poésie. »

Un nouveau livre, une exposition, la Déclaration des droits universels à la poésie… Faisons le point sur l’actualité riche et variée de l’auteur emblématique des éditions Milan.

Attention, ça pourrait devenir intéressant…

Depuis le discours d’investiture du président Biden, la poésie a le vent en poupe. À l’approche du Printemps des poètes, Bernard Friot prouve à quel point elle parle aux adolescents d’aujourd’hui. Avec Attention, ça pourrait devenir intéressant…, l’auteur des Histoires pressées signe un recueil de 68 poèmes qui sont autant de textes forts, drôles, violents, ironiques, absurdes, amoureux… parfois liés à l’actualité cinglante, et toujours empreints d’un lyrisme débordant de vitalité. La couverture cartonnée et les illustrations en noir et blanc de Bruno Douin, très graphiques, offrent un bel écrin à ce recueil.

Plusieurs poèmes seront lus à voix haute par Bernard Friot et l’équipe Milan, et diffusés sur nos réseaux sociaux, en mars, lors de l’édition 2022 du Printemps des poètes.

Parution le 2 février 2022.



Des trous dans le vent, un livre et une exposition itinérante

À la suite de la parution de Des trous dans le vent, autre recueil de poésie signé Bernard Friot et illustré par Aurélie Guillerey, une exposition interactive et itinérante a été créée par le Centre de créations pour l’enfance de Tinqueux, en collaboration avec les éditions Milan.

L’exposition est imaginée comme un parcours, une promenade à travers une série de modules en volume, inspirés du livre, pour aborder et vivre la poésie d’une manière dynamique et inattendue.

En sortant des représentations qu’ils peuvent avoir de la poésie, les enfants (et les adultes) se réapproprient leur capacité d’écoute. Et en donnant une nouvelle dimension aux poèmes, la visite de l’exposition implique naturellement tout le corps dans la lecture. Une expérience marquante que les enfants réinvestissent ensuite spontanément dans leur rapport aux livres.

L’exposition Des trous dans le vent sera présentée du 20 janvier au 7 février à la bibliothèque de l’Inspé, à Auch (32), et du 8 au 23 février à la médiathèque intercommunale Grand Auch. Puis elle se trouvera du 28 février au 11 mars à la bibliothèque de Saint-Ciers-sur-Bonnieure (16), et du 12 au 26 mars à la médiathèque de Champniers (16).

Pour toute demande de renseignements ou de location, contactez Adélaïde Billon, au Centre de créations pour l’enfance : adelaide.billon@danslalune.org.



Les dix droits universels à la poésie

Lors de la Journée mondiale de la poésie, le 21 mars 2021, à la Foire du livre de jeunesse de Bologne, Bernard Friot a rédigé un manifeste appelé Les Droits universels à la poésie. Traduits en plusieurs langues, ils sont le fondement de nombreuses actions menées dans le monde entier.

En France, l’idée est de créer dix événements autour de la poésie, avec, chaque mois, de septembre 2021 à juin 2022, des sessions live avec des classes ou des professionnels. Chaque animation illustre l’un des dix droits imaginés par l’auteur. Les animations pour enfants sont relayées sur l’application Bayam, en partenariat avec l’Ageem, et celles destinées aux adultes via le réseau Canopé.

La prochaine rencontre a lieu le jeudi 3 février au Centre de créations pour l’enfance de Tinqueux (51), lors de la Fête de la poésie jeunesse. Il s’agit d’une journée de formation professionnelle autour de la poésie intitulée Accordons-nous. En présence de Bernard Friot, elle s’adresse aux bibliothécaires, enseignants, libraires, documentalistes, travailleurs sociaux, étudiants, auteurs, et à tous les passionnés de littérature. La journée est complète et les inscriptions sont closes, mais de prochains rendez-vous seront bientôt annoncés !



« J’ai toujours été mal à l’aise avec les discours sanctifiant la poésie et en donnant une image élitiste. Toute mon action lors des ateliers et des rencontres, aussi bien avec les enfants que les adultes, me prouve au contraire que c’est un langage universel. »

« Il y a un problème lié aux institutions qui produisent le discours dominant sur la poésie, notamment l’école qui en propose le plus souvent une approche analytique au lieu de « faire poésie » au quotidien. »

« J’aime à dire que nous sommes tous poètes à partir du moment où nous maîtrisons le langage. »